Pour l’ostéopathe, la façon de concevoir la Santé est fondamentale:

 

la Santé, ce n’est pas seulement l’absence de symptômes, c’est aussi un bon équilibre de fonctionnement et un état de bien-être en harmonie avec l’environnement.

 

Le traitement ostéopathique s’appuie sur ces considérations prioritaires.

 

          · Lorsqu’un patient consulte un ostéopathe, celui-ci, dans un premier temps, effectue une anamnèse approfondie.

 

Il écoute les plaintes du patient, se renseigne sur ses antécédents médicaux et chirurgicaux ainsi que sur ses habitudes de vie et son contexte socio-psychologique. Il prend également connaissance des différents examens para-cliniques en possession du patient (radiographies, scanner, résonance magnétique nucléaire, analyses sanguines, par exemple). Il prend ainsi en compte non seulement l’affection, mais également le patient dans son ensemble. (il élabore un examen clinique holistique)

 

Lors de cette démarche, l’ostéopathe prend également soin d’exclure toutes les pathologies qui ne relèvent pas d’un traitement ostéopathique. S’il met en évidence ce type d’affection, il réfèrera le patient à son médecin généraliste ou au spécialiste compétent.

 

           · L’ostéopathe pratique ensuite une démarche clinique spécifique à l’ostéopathie : il intègre à la fois les examens cliniques habituels et un ensemble de tests précis et adaptés à l’examen ostéopathique; il évalue la qualité du mouvement et, grâce à la palpation, met en évidence toutes les restrictions de mobilité articulaire et tissulaire, y compris dans la sphère viscérale

 

Il met ainsi en évidence les différentes dysfonctions somatiques (1) qui justifient les plaintes du patient.

 

           · L’ostéopathe choisit ensuite ses techniques thérapeutiques en fonction du cas du patient, du bilan ostéopathique , de sa pathologie, de son âge, de sa corpulence, de l’évolution du traitement,…. Chaque patient bénéficie donc d’un traitement adapté spécifiquement à son cas. Ce traitement est réévalué à chaque consultation grâce à une série de tests préalables.

 

Le traitement vise essentiellement à lever (faire disparaître) les dysfonctions somatiques mises en évidence lors de l’examen clinique.

 

Ces techniques s’effectuent toujours en douceur, elles ne sont ni agressives ni traumatisantes. Elles peuvent être appliquées, en fonction des nécessités, à n’importe quel niveau du corps (aussi bien viscéral que musculo-squelettique) (2)

 

L’ostéopathe peut ainsi soulager le patient et lui permettre de retrouver un fonctionnement correct du niveau atteint et par-là même un fonctionnement global équilibré !

 

(Il n’est pas rare lors d’un traitement de constater l’amélioration ou la disparition d’autres symptômes qui n’avaient pas été évoqués par le patient. Une lombalgie traitée efficacement pourra, par exemple, améliorer le transit intestinal ou le sommeil.)

 

Cette restauration de la mobilité permet également d’enclencher les mécanismes d’autorégulation qui vont permettre à l’organisme de retrouver son équilibre, de favoriser son pouvoir d’auto-défense et par là même de retrouver la santé.(3)

 

(1) La dysfonction somatique qualifie un trouble du fonctionnement du corps. Il s’agit en fait d’un dysfonctionnement mécanique avec modification des amplitudes articulaires et des tensions tissulaires. Dans le langage populaire, cela s‘appelle un «blocage».

 

(2) Ces techniques manipulatives sont soit fonctionnelles, soit à haute vélocité et basse amplitude, soit myotensives . Elles peuvent aussi résulter de l’association ou de la combinaison de ces différentes techniques. Dans tous les cas, elles seront parfaitement adaptées au patient concerné.

 

(3) Le traitement vise également à réactiver ou stimuler les fonctions de défense de l’organisme.

 

«Chacun possède en lui un mécanisme d’autorégulation qui, soutenu par un environnement adéquat, a tendance à revenir à l’équilibre.» (Still). Il redonne la fonction à la structure (os, ligaments, muscles, tendons, tissus de soutien, organes et cellules elles-mêmes), il vise à redonner l’intégrité aux systèmes circulatoires (sang, lymphe) et au système nerveux  qui  sont parmi les garants les plus importants d’une bonne santé.